La fontaine Stravinsky
Seize sculptures animées de Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely, un hommage à Igor Stravinsky et une place née de l’aménagement de Beaubourg.
La réponse courte
Saint-Merri est l’église du quartier Beaubourg, au 76, rue de la Verrerie, dans le IVe arrondissement. D’après la paroisse, elle a été construite entre 1500 et 1550 sur un plan proche de Notre-Dame. Son nom vient de saint Médéric. Son campanile abrite la plus ancienne cloche de Paris, fondue en 1331. Elle est classée monument historique depuis 1862.

Par Corentin Mazelier, rédacteurRelu le
L’église Saint-Merri occupe l’angle de la rue Saint-Martin et de la rue de la Verrerie, à quelques pas du plateau Beaubourg. Les sources l’écrivent de deux façons : Saint-Merri dans les inventaires et la nomenclature des rues, Saint-Merry sur le site de la paroisse.
Le nom vient de saint Médéric, ermite et moine. La paroisse rapporte qu’en 884, lors du dernier siège de Paris par les Normands, il est choisi comme patron de la rive droite. La nomenclature de la Ville garde la trace de cette double forme : la rue Saint-Merri s’est aussi appelée rue Neuve-Saint-Médéric, et elle existait dès le début du XIIIe siècle.
D’après la paroisse, l’édifice actuel est construit entre 1500 et 1550. Son plan rappelle celui de Notre-Dame, avec un bas-côté supplémentaire au sud. Le style relève du gothique du XVe siècle, influencé par le flamboyant ; la paroisse décrit des lignes intérieures sobres et d’une grande unité. Les verrières de la nef datent du début du XVIe siècle et racontent la vie de saints ; celles du chœur sont attribuées à Pinaigrier.
Le petit campanile qui domine le portail gauche de la façade abrite, selon la paroisse, la plus ancienne cloche de Paris, fondue en 1331. Depuis la rue Saint-Martin, levez les yeux au-dessus du portail de gauche : c’est là qu’elle se trouve.
Les grandes orgues datent de 1647. Le facteur François-Henri Clicquot les refait en 1781 ; le buffet à tourelles est du XVIIe siècle. La paroisse cite aussi des peintures de Simon Vouet, de Carle Van Loo, de Noël Coypel, de Théodore Chassériau et d’Amaury-Duval.
| Date | Ce que la paroisse indique |
|---|---|
| 884 | Saint Médéric devient patron de la rive droite |
| 1331 | Fonte de la cloche du campanile |
| 1500 à 1550 | Construction de l’église actuelle |
| 1647 | Grandes orgues |
| 1781 | Orgues refaites par Clicquot |
Autour de l’église, les noms de rues gardent la mémoire de l’ancienne collégiale. Selon la nomenclature de la Ville, la rue du Cloître-Saint-Merri traversait autrefois le cloître ; elle figure déjà dans le Dit des rues de Paris de Guillot, vers 1300. La rue Brisemiche doit son nom aux pains que l’on distribuait aux chanoines de la collégiale. Quant à la rue des Juges-Consuls, la Ville rappelle que les juges consuls y ont siégé pendant 300 ans : c’est le berceau du tribunal de commerce.
Au sud, la place Igor-Stravinsky et la fontaine Stravinsky voisine font face au flanc gothique. Au sud-ouest, la rue des Lombards rejoint la rue Saint-Martin. La base Mérimée indique que l’église est classée monument historique en 1862 et appartient à la commune, comme l’église Saint-Eustache des Halles, protégée la même année.
Les deux se rencontrent. Les inventaires du patrimoine et les plaques de rue écrivent Saint-Merri ; la paroisse écrit Saint-Merry. Les deux désignent saint Médéric.
Selon la paroisse, c’est la cloche du petit campanile de Saint-Merri, au-dessus du portail gauche de la façade, fondue en 1331.
La paroisse indique une construction entre 1500 et 1550, dans un style gothique du XVe siècle influencé par le flamboyant.
Où nous l’avons lu
Photo d’ouverture : Mbzt, CC BY 3.0
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