Le jardin Nelson-Mandela
L’ancien jardin des Halles, redessiné en grande prairie entre Saint-Eustache et la Bourse de commerce, couvre quatre hectares au-dessus de la gare.
La réponse courte
Les pavillons Baltard sont les halles de fer, de fonte, de brique et de verre que Victor Baltard construit pour le marché central de Paris à partir de 1852. Le quartier en compte dix. Leur démolition commence en 1971 ; un seul pavillon, celui des œufs et volailles, est remonté à Nogent-sur-Marne, où il est classé monument historique en 1982.

Par Corentin Mazelier, rédacteurRelu le
Pendant plus d’un siècle, le marché central de Paris a vécu sous les pavillons Baltard, des halles de métal et de verre élevées au nord de Châtelet. Il n’en reste rien sur place. Un seul pavillon a survécu, loin des Halles.
D’après la Ville de Paris, le projet est adopté en 1845 par le préfet Rambuteau. Victor Baltard propose d’abord huit pavillons rectangulaires, simples et solides. La première réalisation, trop massive, déplaît à Napoléon III. L’architecte revoit alors sa copie et propose d’employer le verre, la fonte, la brique et le fer, pour laisser entrer la lumière et faciliter le commerce.
Le premier pavillon, celui de la volaille, est achevé en 1853. La Ville situe la construction de 1852 à 1870 et compte dix pavillons, chacun destiné à une famille de marchands.
Baltard travaille au même moment sur l’église Saint-Eustache des Halles, endommagée par un incendie en 1844. Il y complète le décor peint et dessine le buffet d’orgue, la chaire, l’autel et la cuve baptismale. La Ville rappelle que l’église restaurée est inaugurée en 1860, pendant le chantier des Halles. Baltard restaurait donc l’église pendant qu’il bâtissait les halles d’en face.
Le marché quitte le centre de Paris et la démolition des pavillons commence en 1971. Un seul est démonté pour être conservé : le pavillon des œufs et volailles, remonté à Nogent-sur-Marne.
| Point | Notice de l’inventaire (POP) | Ville de Paris et fiche PSS |
|---|---|---|
| Numéro du pavillon | 9 | 8 |
| Remontage à Nogent | 1974 | 1976 (fiche PSS) |
| Protection | Monument historique en 1982 | Monument historique en 1982 |
Les sources ne s’accordent ni sur le numéro du pavillon ni sur l’année de son remontage. Elles s’entendent sur l’essentiel du parcours : démontage après 1971, remontage au cours de la même décennie, protection en 1982.
La notice de l’inventaire décrit une halle de verre, de fonte et d’acier à trois vaisseaux sous une couverture vitrée. Elle signale aussi un détail : l’orgue installé dans le pavillon provient d’un grand cinéma parisien, le Gaumont-Palace, et date de 1931. Le bâtiment sert aujourd’hui de lieu culturel et d’événements.
Aux Halles, un jardin et un vaste ensemble souterrain occupent la place des pavillons. Le marché lui-même avait succédé au cimetière des Innocents disparu, de l’autre côté de la rue Saint-Denis.
La Ville de Paris compte dix pavillons construits de 1852 à 1870, chacun accueillant un type de marchands. Baltard en avait d’abord proposé huit.
Ils ont été démolis à partir de 1971. Seul le pavillon des œufs et volailles a été démonté et remonté à Nogent-sur-Marne, où il est classé monument historique depuis 1982.
Non, aucun ne subsiste aux Halles. Le seul pavillon conservé se trouve à Nogent-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, où il accueille des manifestations culturelles.
Où nous l’avons lu
Photo d’ouverture : Chabe01, CC BY-SA 4.0
L’ancien jardin des Halles, redessiné en grande prairie entre Saint-Eustache et la Bourse de commerce, couvre quatre hectares au-dessus de la gare.
Un plan gothique, un décor Renaissance, un portail resté inachevé : l’église Saint-Eustache raconte cent ans de chantier au bord des Halles.
Le plus grand cimetière de Paris pendant des siècles occupait l’actuelle place Joachim-du-Bellay : charniers, danse macabre, puis fermeture en 1780.