Les toilettes publiques
Comment fonctionnent les toilettes publiques de la Ville de Paris et où chercher celles du quartier Châtelet, d’après les pages officielles.
La réponse courte
Une vespasienne est un urinoir public installé sur la voie publique. Le mot vient de l’empereur romain Vespasien, qui avait taxé la collecte de l’urine. À Paris, elles apparaissent en 1834 sous le préfet Rambuteau. Les sanisettes les remplacent à partir de 1981 ; une vespasienne subsiste boulevard Arago.

Par Bérénice Lhermitte, rédactrice en chefRelu le
Une vespasienne est un urinoir public installé sur la voie publique. Le Dictionnaire de l’Académie française fait remonter le mot au XIXe siècle et le tire du nom de l’empereur romain Vespasien, qui avait établi un impôt sur la collecte de l’urine. Le mot familier « pissotière » désigne le même édicule.
Selon un article de la géographe Marianne Blidon publié en 2005 dans la revue EspacesTemps.net, les vespasiennes apparaissent en 1834 par la volonté du préfet de la Seine, le comte Claude-Philibert de Rambuteau. Raillé par l’opposition, qui surnomme vite l’édicule « colonne Rambuteau », le préfet lance l’expression « colonne vespasienne ». Le nom de l’empereur a fini par effacer celui du préfet.
Le réseau grandit vite. Le même article compte plus d’un millier de « colonnes » dans la capitale au début du XXe siècle, et jusqu’à 1 230 colonnes en 1931.
Les premiers modèles servaient aussi de support d’affichage. Au musée Carnavalet, une photographie de Charles Marville, prise entre 1858 et 1871, montre une vespasienne du boulevard de Sébastopol, devant le n° 7, dans le Ier arrondissement : un urinoir au pied d’une colonne couverte de publicités, devant une boutique d’outils. Le boulevard de Sébastopol commence avenue Victoria, tout près de la place du Châtelet.
L’affichage culturel trouvera ensuite son propre support, avec la colonne Morris des spectacles, consacrée aux affiches seules.
Les vespasiennes ont presque toutes disparu des trottoirs. En 2005, l’article d’EspacesTemps.net situait « la dernière tasse de Paris » boulevard Arago, devant la prison de la Santé, où elle trônait « dans l’indifférence presque générale ». La photo de cette page montre cet édicule de fonte vert foncé, à cloisons arrondies et petit toit.
La relève vient au début des années 1980. D’après la Ville de Paris, les premières sanisettes ouvrent au public le 10 novembre 1981. Leur gratuité est décidée en 2006. La Ville déploie aujourd’hui 435 sanitaires de nouvelle génération, avec une large cabine principale à accès universel et une cabine urinoir accessible sans attente.
Pour trouver les équipements ouverts près de Châtelet, la page toilettes publiques à Paris renvoie vers la carte officielle de la Ville.
Le mot vient du nom de l’empereur romain Vespasien, qui avait établi un impôt sur la collecte de l’urine, selon le Dictionnaire de l’Académie française. À Paris, le préfet Rambuteau a lancé l’expression « colonne vespasienne » face au surnom moqueur de « colonne Rambuteau ».
Boulevard Arago, devant la prison de la Santé, d’après un article publié en 2005 par la revue EspacesTemps.net, qui la nomme « la dernière tasse de Paris ».
Par les sanisettes, ouvertes au public à partir du 10 novembre 1981 selon la Ville de Paris, puis par des toilettes de nouvelle génération. Leur gratuité date de 2006.
Où nous l’avons lu
Photo d’ouverture : Mbzt, CC BY 4.0
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