Le jardin Nelson-Mandela
L’ancien jardin des Halles, redessiné en grande prairie entre Saint-Eustache et la Bourse de commerce, couvre quatre hectares au-dessus de la gare.
La réponse courte
L’église Saint-Eustache est l’église paroissiale des Halles, dans le Ier arrondissement. Sa première pierre est posée en 1532 et elle est consacrée en 1637. Elle reprend le plan de Notre-Dame, porte un décor Renaissance sur une structure gothique et abrite un grand orgue de 8 000 tuyaux. Elle est classée monument historique depuis 1862.

Par Corentin Mazelier, rédacteurRelu le
L’église Saint-Eustache ferme le jardin des Halles au nord. Vue de près, elle a la taille d’une cathédrale. Son histoire tient en trois chantiers : une chapelle médiévale, une grande église élevée pendant un siècle, puis une façade reprise au XVIIIe siècle et jamais achevée.
Le site de la paroisse rappelle qu’une modeste chapelle Sainte-Agnès est bâtie en 1213 près de l’enceinte de Philippe Auguste. Elle devient église paroissiale, consacrée à saint Eustache, en recevant des reliques de ce martyr romain.
La première pierre de l’édifice actuel est posée le 19 août 1532, sous François Ier. Le chantier dépasse le siècle et l’église est consacrée le 26 avril 1637 par Jean-François de Gondi, archevêque de Paris. Malgré cette durée, la paroisse souligne l’unité de l’ensemble.
Saint-Eustache reprend le plan et la structure de Notre-Dame : doubles bas-côtés bordés de chapelles, large transept, chœur à double déambulatoire. Les voûtes et les arcs-boutants sont gothiques. Les colonnes, les chapiteaux et le décor sculpté empruntent en revanche au vocabulaire de la Renaissance. C’est ce mélange que l’on lit sur le flanc sud, côté jardin.
En 1655, Colbert, paroissien, finance des aménagements qui fragilisent la façade. Elle doit être reconstruite : le 22 mai 1754, le duc de Chartres pose la première pierre du portail actuel. Les plans sont de Jean Hardouin-Mansart de Jouy ; Pierre-Louis Moreau conduit le chantier, qui reste inachevé, comme le rappelle la paroisse. Cette façade classique date donc du XVIIIe siècle.
Pendant la Révolution, en 1793, l’église est fermée au culte et devient temple de l’Agriculture. De 1846 à 1854, Victor Baltard, l’architecte des pavillons voisins, dirige une restauration complète. Pour comprendre ce voisinage, voyez la page sur les pavillons Baltard des Halles.
La paroisse recense notamment le tombeau de Colbert par Coysevox, la Vierge à l’Enfant de Pigalle venue des Invalides, Les Disciples d’Emmaüs de Rubens et de son atelier, le Martyre de saint Eustache de Simon Vouet. Le triptyque La Vie du Christ de Keith Haring occupe la chapelle Saint-Vincent-de-Paul ; John Armleder est intervenu dans la chapelle Saint-André, l’ancienne chapelle des Charcutiers. Face à la chapelle Saint-Joseph, une sculpture de Raymond Mason porte ce titre : Le départ des fruits et légumes du cœur de Paris le 28 février 1969.
| Date | Événement lu sur le site de la paroisse |
|---|---|
| 1213 | Chapelle Sainte-Agnès près de l’enceinte |
| 1532 | Première pierre de l’église actuelle |
| 1637 | Consécration par l’archevêque de Paris |
| 1754 | Première pierre du portail ouest |
| 1846 à 1854 | Restauration dirigée par Victor Baltard |
D’après la page que la paroisse consacre à l’instrument, le grand orgue compte 8 000 tuyaux et 101 jeux. Son buffet a été dessiné par Victor Baltard en 1854 ; la partie instrumentale a été reconstruite par la manufacture Van den Heuvel en 1989. Une console mobile permet à l’organiste de jouer dans la nef. Jean Guillou en a été le titulaire de 1963 à 2014.
La base Mérimée indique que l’église est classée monument historique en 1862 et qu’elle appartient à la commune de Paris. Elle borde le jardin Nelson-Mandela, à quelques rues de la fontaine des Innocents, autre monument de la même année de protection.
La première pierre est posée le 19 août 1532 et l’église est consacrée le 26 avril 1637, selon le site de la paroisse. Le portail ouest est repris à partir de 1754 et reste inachevé.
Parce qu’elle en reprend le plan et la structure : doubles bas-côtés, large transept et chœur à double déambulatoire. Le décor, lui, appartient à la Renaissance.
La paroisse annonce des auditions et des concerts réguliers. Leurs dates et horaires se lisent sur la page de l’orgue du site de la paroisse, qui fait foi.
Où nous l’avons lu
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