L’église Saint-Merri
Une église bâtie entre 1500 et 1550, la plus ancienne cloche de Paris et des noms de rues qui gardent la mémoire du cloître…
La réponse courte
La fontaine Stravinsky occupe un bassin de la place Igor-Stravinsky, entre l’église Saint-Merri et le Centre Pompidou, dans le IVe arrondissement. Ses seize sculptures animées, en métal et en résine, sont de Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely. Installée en 1983, propriété de la Ville de Paris, elle a été entièrement rénovée en dix-huit mois.

Par Corentin Mazelier, rédacteurRelu le
La fontaine Stravinsky anime la place qui sépare l’église Saint-Merri du Centre Pompidou. Dans un bassin, seize sculptures colorées ou mécaniques tournent, crachent de l’eau et se répondent. La place elle-même est née de l’aménagement de Beaubourg.
Le magazine du Centre Pompidou raconte qu’à partir de 1971, pendant la construction du bâtiment, on veut ouvrir une perspective au sud. Une vieille école municipale occupe le terrain : elle est démolie, et une nouvelle école Saint-Merri est livrée un peu plus loin en 1974. Les architectes laissent une place minérale, sous laquelle se glisse une partie de l’Ircam, l’institut de recherche musicale.
La nomenclature de la Ville date le nom de la place Igor-Stravinsky d’une décision municipale du 21 novembre 1979. Elle rappelle qui était Stravinsky : un compositeur d’origine russe, né en 1882 et mort à New York en 1971, naturalisé français puis américain.
En 1977, toujours selon le Centre Pompidou, le compositeur Pierre Boulez, qui dirige l’Ircam, trouve la place trop vide. Il revient de Bâle, où il a vu une fontaine de Jean Tinguely. La mairie invite l’artiste suisse ; il pose une condition : travailler avec Niki de Saint Phalle. La fontaine est inaugurée en 1983 sous le nom des deux artistes.
Le partage est précis : sept sculptures de Niki de Saint Phalle, six de Jean Tinguely et trois créées à deux.
La Ville de Paris donne la liste des seize œuvres : La Sirène, Ragtime, Le Chapeau de clown, Le Renard, Le Cœur, La Diagonale, L’Éléphant, La Vie, Le Rossignol, Le Serpent, La Mort, L’Oiseau de feu, La Clé de sol, L’Amour, La Spirale et La Grenouille. Le Centre Pompidou y lit des renvois à l’œuvre du compositeur : L’Oiseau de feu, la sirène qui évoque la ballerine de Pétrouchka, le chapeau de clown qui rappelle le cirque.
La Ville, propriétaire, entretenait la fontaine depuis son installation, mais les mécanismes s’étaient fragilisés. La rénovation a fait partie des projets retenus par le budget participatif de 2018. Après dix-huit mois de travaux, la fontaine rénovée a été inaugurée un mardi 7 novembre, quarante ans après sa mise en eau. Les sculptures ont été restaurées par des conservateurs spécialisés ; le bassin a reçu une nouvelle étanchéité, de nouveaux câbles et de nouvelles conduites.
La fontaine fonctionne en circuit fermé : selon la Ville, 100 % de l’eau qui anime les œuvres est recyclée, avec des apports ponctuels pour compenser l’évaporation.
Au nord, l’église Saint-Merri voisine ferme la place. Les murs voisins portent de grandes fresques signées Jef Aérosol, Shepard Fairey et Invader, cite le Centre Pompidou. Un peu plus au nord, de l’autre côté de la rue Rambuteau, commence le quartier de l’Horloge.
Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely. Selon le Centre Pompidou, sept sculptures sont d’elle, six de lui, et trois ont été créées ensemble.
Elle se trouve place Igor-Stravinsky, nommée en 1979, et plusieurs sculptures renvoient à l’œuvre du compositeur, comme L’Oiseau de feu ou la sirène de Pétrouchka.
Seize, en métal et en résine. La Ville de Paris les nomme une à une, de La Sirène à La Grenouille.
Où nous l’avons lu
Photo d’ouverture : Chabe01, CC BY-SA 4.0
Une église bâtie entre 1500 et 1550, la plus ancienne cloche de Paris et des noms de rues qui gardent la mémoire du cloître…
Un îlot de rues piétonnes créé à la fin des années 1970, qui doit son nom à une horloge à automate de Jacques Monestier.
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