La fontaine Stravinsky
Seize sculptures animées de Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely, un hommage à Igor Stravinsky et une place née de l’aménagement de Beaubourg.
La réponse courte
Le quartier de l’Horloge est l’ensemble de rues piétonnes situé au nord du Centre Pompidou, dans le IIIe arrondissement. Ses voies ont été créées en 1977 et 1979 lors de l’aménagement du secteur des Halles. Il doit son nom à « Le Défenseur du temps », horloge à automate de Jacques Monestier installée en 1979, arrêtée en 2003 puis restaurée.

Par Corentin Mazelier, rédacteurRelu le
Le quartier de l’Horloge est un îlot de rues piétonnes, de passages et de petites places, au nord du Centre Pompidou. Ses voies ont été tracées à la fin des années 1970, à l’emplacement de vieilles rues démolies pendant la rénovation du centre de Paris.
La nomenclature des voies de la Ville de Paris le montre bien. La rue Bernard-de-Clairvaux est une voie piétonne créée en 1977 lors de l’aménagement du secteur des Halles ; elle reprend le nom de l’ancienne impasse de Clairvaux, disparue avec la rénovation. La rue Brantôme, créée la même année, évoque elle aussi une ancienne rue Brantôme, et le passage du Maure rappelle la rue du Maure.
Le passage de l’Horloge-à-Automates est créé en 1979 ; son nom, selon la Ville, vient du voisinage de l’horloge installée par Jacques Monestier. Plusieurs de ces voies sont privées mais ouvertes à la circulation publique, précise la nomenclature.
L’œuvre qui a donné son nom au quartier est installée en septembre 1979, rue Bernard-de-Clairvaux, dans un ensemble encore inachevé. La Ville de Paris la décrit comme une sculpture automate : 4 mètres de haut et une tonne de laiton suspendus au-dessus des passants.
Près du cadran, un homme juché sur un rocher, armé d’un glaive et d’un bouclier, combat un oiseau, un dragon et un crabe, qui figurent le ciel, la terre et la mer. Un programmateur de hasard choisit l’adversaire, et le combat s’accompagne de bruits de vagues, de grondements de terre ou de souffle de vent.
| Date | Étape, d’après la Ville de Paris |
|---|---|
| Septembre 1979 | Installation rue Bernard-de-Clairvaux |
| 2003 | Mise à l’arrêt après près de 24 ans de fonctionnement |
| Février 2022 | Dépose pour restauration |
| Septembre 2022 à janvier 2023 | Exposition dans une fondation d’art parisienne |
| 6 février | Retour à l’emplacement d’origine, avec les réglages de l’artiste |
La restauration, confiée à une entreprise d’horlogerie monumentale du Doubs, a duré huit mois. Elle a repris le personnage, les animaux et le cadran en laiton martelé et doré à la feuille, et modernisé l’automatisme pour faciliter l’entretien. La Ville rappelle que l’arrêt de 2003 avait longtemps semblé définitif.
Comme les pavillons Baltard démolis un peu plus à l’ouest, les anciennes rues du secteur ont été effacées pendant la rénovation. Seuls leurs noms survivent sur les plaques. Au sud de la rue Rambuteau, on rejoint la fontaine Stravinsky ; pour une horloge beaucoup plus ancienne, voyez la tour de l’Horloge sur l’île de la Cité.
À cause de l’horloge à automate « Le Défenseur du temps », de Jacques Monestier, installée en 1979. La Ville de Paris indique qu’elle a contribué à donner son nom au quartier.
Rue Bernard-de-Clairvaux, dans le IIIe arrondissement, au nord du Centre Pompidou, au-dessus des passants.
Arrêtée en 2003, elle a été restaurée puis remise à sa place un 6 février, après une exposition terminée en janvier 2023, selon la Ville. Aucune source officielle plus récente n’a été lue.
Où nous l’avons lu
Photo d’ouverture : Chabe01, CC BY-SA 4.0
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