Les kiosques à journaux
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La réponse courte
À Paris, la plaque de rue indique le nom de la voie et son arrondissement. Pour chaque voie, la Ville publie une fiche officielle avec l’origine du nom et les arrêtés de dénomination. Les numéros suivent une règle simple : pairs à droite, impairs à gauche, en partant de la Seine ou dans le sens de son cours.

Par Bérénice Lhermitte, rédactrice en chefRelu le
Une plaque de rue à Paris donne deux informations : le nom de la voie et l’arrondissement, inscrit dans le fronton au-dessus du nom. Sur la plaque de la rue de la Ferronnerie comme sur celle de la place du Châtelet, on lit « 1er Arrt » en haut, puis le nom en lettres blanches sur fond bleu sombre, dans un cadre vert.
Les noms de rues n’ont pas toujours été émaillés. La photo de cette page, prise au musée Carnavalet selon son auteur, montre une plaque de pierre gravée : « Ruë de la Feronnerie », avec un tréma sur le u et un seul r après le e, suivie du chiffre 3. L’orthographe a changé ; le nom est resté.
La rue elle-même est ancienne. Sa fiche officielle indique que « dès 1229, c’était la rue de la Ferronnerie » et que Saint Louis avait permis aux ferronniers de s’y établir. Plus anciennement, elle s’appelait rue de la Charronnerie, ou rue des Charrons.
Derrière chaque plaque, la Ville de Paris tient un registre publié en données ouvertes : « Dénominations des emprises des voies actuelles ». Pour chaque voie, il donne l’origine du nom, l’historique, les arrêtés de dénomination et de numérotage. Quelques fiches autour de Châtelet :
| Voie | Origine du nom, selon la Ville | Repère daté |
|---|---|---|
| Rue de la Ferronnerie | Les ferronniers autorisés par Saint Louis à s’y établir | Attestée dès 1229 |
| Rue Édouard-Colonne | Édouard Colonne (1838-1910), chef d’orchestre, fondateur des concerts qui portent son nom | Arrêté du 16 juillet 1912 |
| Avenue Victoria | La réception de la reine Victoria à l’Hôtel de Ville, le 23 août 1855 | Décret du 3 octobre 1855 |
| Rue de la Cossonnerie | Un ancien marché de la volaille | Une partie construite en 1183 |
| Place Sainte-Opportune | L’ancien cloître Sainte-Opportune | Numérotage arrêté le 12 août 1873 |
La rue Édouard-Colonne montre qu’une rue peut naître d’une autre : ce court tronçon faisait partie de la rue des Lavandières-Sainte-Opportune avant l’arrêté de 1912. Elle commence au 2 ter, quai de la Mégisserie, l’une des adresses que la base Mérimée donne pour le théâtre du Châtelet.
Pour les voies qui appartiennent à la Ville, c’est le Conseil de Paris qui décide. Une commission de dénomination examine les vœux avec les mairies d’arrondissement, les familles des personnalités honorées et les services municipaux ; le projet est validé par la maire, puis voté. La Ville souhaite que le lieu choisi ait « un rapport concret » avec la personnalité. Pour une voie privée, les propriétaires proposent le nom et la maire de Paris l’agrée.
Les numéros obéissent à deux règles rappelées par la Ville. Les numéros pairs sont sur le côté droit de la voie, les impairs sur le côté gauche. Pour une voie parallèle à la Seine, la numérotation suit le cours du fleuve : sur la rue de Rivoli, qui commence à la rue de Sévigné selon sa fiche, les numéros montent vers l’ouest. Pour une voie perpendiculaire, comme la rue Saint-Denis, elle part du côté de la Seine : la rue Saint-Denis commence avenue Victoria, près de la place du Châtelet.
La pose de la plaque de numéro revient au propriétaire de l’immeuble, et non à la Ville.
Pour les voies de la Ville, le Conseil de Paris, après l’examen du projet par une commission de dénomination et sa validation par la maire. Pour une voie privée, les propriétaires proposent un nom que la maire agrée.
Les numéros pairs sont à droite, les impairs à gauche. Le long de la Seine, la numérotation suit le cours du fleuve ; sur une voie perpendiculaire, elle part de la Seine, d’après la Ville de Paris.
Dans le jeu de données « Dénominations des emprises des voies actuelles » de la Ville de Paris : chaque voie y a une fiche avec l’origine du nom, l’historique et les arrêtés.
Où nous l’avons lu
Photo d’ouverture : William Jexpire, CC BY-SA 4.0
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