La colonne Morris
D’où vient la colonne Morris, pourquoi elle porte ce nom et comment la lire dans les rues de Paris.
La réponse courte
Le kiosque à journaux parisien est un édicule de vente de presse posé sur le trottoir. Son modèle ancien, octogonal et coiffé d’un petit dôme, date de 1859 et reste associé à Gabriel Davioud. En 2019, la Ville de Paris a remplacé 360 kiosques par un modèle à toit bombé et en a conservé 49 anciens.

Par Bérénice Lhermitte, rédactrice en chefRelu le
Le kiosque à journaux parisien est un petit édicule posé sur le trottoir, où un kiosquier vend la presse. Il appartient au mobilier urbain au même titre que la colonne Morris parisienne ou les réverbères de Paris : un objet dessiné pour la rue, puis reproduit en série. La Ville de Paris en organise l’implantation et confie leur gestion par un marché public.
Sur sa page consacrée à Gabriel Davioud (1824-1881), la Ville de Paris présente un « kiosque à journaux octogonal, modèle 1859 ». L’architecte, entré au service des promenades et plantations, a conçu une grande partie du mobilier parisien du Second Empire : bancs, lampadaires, grilles d’arbres, colonnes d’affichage. Il signe aussi le théâtre du Châtelet, construit entre 1860 et 1862.
Le kiosque à petit dôme a donné son nom à toute une famille. En 2017, la Ville parle encore de kiosques « Davioud », « avec leur petit dôme caractéristique ». La photographie de Charles Marville reproduite en haut de cette page montre un kiosque de ce type, coiffé d’un dôme à écailles et d’une flèche.
Les kiosques remplacés en 2019 n’étaient pas des pièces du XIXe siècle. Le dossier de presse de la Ville sur les nouveaux kiosques donne leurs dates d’installation : la plupart avaient été posés à partir de 1983.
| Période d’installation | Kiosques installés | Part du parc |
|---|---|---|
| De 1983 à 1996 | 188 | 46 % |
| De 1997 à 2006 | 167 | 41 % |
| De 2007 à 2016 | 54 | 13 % |
Le même dossier compte 409 kiosques sur le territoire parisien au moment du renouvellement. Il rappelle que leur nombre était passé de 260 à 345 entre 2005 et le début de 2016, grâce à une politique de soutien engagée par la Ville.
Le nouveau marché de gestion prévoit le remplacement de 360 kiosques. D’après la Ville, le renouvellement commence en avril et s’achève en juin 2019 ; le premier « kiosque de Paris » de nouvelle génération est installé dans le 18e arrondissement.
Le modèle actuel, dessiné par la designer Matali Crasset, s’inspire des ateliers et des toits parisiens : toit bombé, façades de verre à rythme vertical encadrées de poteaux d’angle. Deux coloris ont été retenus, le vert et le gris. Un prototype a d’abord été testé pendant une année place Hélène-et-Victor-Bach, dans le 14e.
Les anciens n’ont pas tous disparu : 49 kiosques « Davioud » ont été rénovés et conservés pour des projets associatifs, culturels ou autres. Le dossier de presse prévoyait de demander à chaque mairie d’arrondissement des emplacements à fort intérêt touristique ou patrimonial pour les accueillir.
Autour de la place du Châtelet, regardez le toit : un petit dôme signale l’ancien modèle, un toit bombé celui de 2019. Les kiosques récents se reconnaissent aussi à leurs poteaux d’angle : le dossier de presse précise qu’un éclairage vert ou rouge y indique si le kiosque est ouvert.
La Ville de Paris présente le modèle ancien, octogonal à petit dôme, parmi le mobilier conçu par Gabriel Davioud, avec la mention « modèle 1859 ». Le modèle posé en 2019 a été dessiné par la designer Matali Crasset.
Le dossier de presse de la Ville sur le renouvellement en comptait 409 : 360 remplacés par le nouveau modèle et 49 anciens rénovés puis conservés. Pour la situation du jour, l’inventaire en données ouvertes de la Ville fait foi.
Le petit dôme est la marque du modèle ancien, dit « Davioud ». Les kiosques posés en 2019 ont un toit bombé et des façades vitrées, inspirés des ateliers parisiens selon la Ville.
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